Arcade Fire, le temps de faire connaissance


Von Croche

Les écrans de la scène illuminent la plaine, les silhouettes du groupe se détachent et le son peut commencer avec "Here comes the Night". Suivent des titres sans grande réaction du public. Le nouvel album est imminent et les quelques singles sortis depuis janvier démontrent un virage pop... Un bouleversement en somme. Avouons que le début du concert est froid; le public, moitié intrigué par toutes ces lumières, moitié nostalgique, regrette les temps plus rock du groupe de Montréal. Preuves en sont les paroles happées par le silence du public. Malgré tout, le groupe persévère, se bat.

Oui, Arcade Fire doit aller chercher son public. Il va le conquérir avec toute l'énergie qui le caractérise. Donner sa voix, ses tripes, ses riffs.  

Il faudra attendre le tiers du concert pour que l'énergie collective du groupe recueille ses fruits. Un échange s'installe, les bras se lèvent, les coeurs s'ouvrent. Le groupe, galvanisé, riposte plus fort, plus grand. Impossible de dénombrer les membres du groupe tant ils s'intervertissent aux instruments. Batteries, guitares, violon, percussion; aller-retour. La voix de Régine Chassagne cristallise les notes alors que Win Butler jauge l'excitation des festivaliers. Les tubes des quatre albums précédents virevoltent sans interruption. La plaine bouge alors que les fumigènes habillent la Grande Scène. En position de vainqueurs, les Montréalais s'alignent tous à la scène et envoient leurs derniers as dans nos faces charmées.  

Ce soir, Arcade Fire a conquis Paléo. Et inversement. Ils reviendront en Suisse qu'ils disent. Nos bras sont déjà ouverts. 

 

Les photos du concert

Toutes les chroniques

Montag 24.07.2017 - 00:04 - Von Croche

Lorsqu'une personne essaie à tout prix de vous convaincre, peu importe le sujet et la personne, il y a de grandes chances pour vous ne l'écoutiez plus en quelques minutes. Aussi convaincue que Keny, vous ne trouverez pas... Pourtant ce soir, Keny Arkana a rassemblé les causes et les foules.  

Sonntag 23.07.2017 - 22:37 - Von Gavroche

Je vous le dis tout de go: Calypso Rose, c'est la plus grosse surprise de ma semaine. Comment cette petite dame de Trinidad-et-Tobago née en 1940 a-t-elle pu retourner le Dôme à ce point? Ça me laisse comme deux ronds de flan. Quelques éléments de réponse...

Sonntag 23.07.2017 - 01:18 - Von Fernand Blackdoulou

Qu’on se le dise tout de suite, on ne va pas voir Renaud en espérant qu'il reprenne du Pavarotti ou du Whitney Houston. Bien d’autres artistes occupent le terrain de la performance vocale mais concernant l’auteur d’Hexagone, franchement on s’en cogne.

Samstag 22.07.2017 - 22:50 - Von Gavroche

J'ai toujours aimé le Village du Monde, j'y fais des découvertes savoureuses à chaque édition. Chance cette année, ce n'est pas un mais deux concerts du Dôme que j'ai le plaisir de chroniquer. Un week-end en Amérique centrale, ça joue pour vous?

Freitag 21.07.2017 - 23:45 - Von Sgt. Eleanor Rigby

Chez moi, on les appelle les croès. Les croès sont des êtres étranges, leurs cris peuvent vriller les tympans les moins sensibles, ils peuvent tout démolir en quelques minutes. Et ils aiment Black M.

Freitag 21.07.2017 - 22:55 - Von Gavroche

Elle ravit comme elle horripile: s'il y a bien une chanteuse française qui ne laisse personne de marbre, c'est Camille. Qu'on se le dise, je fais partie des charmés depuis Le Fil, son deuxième album multirécompensé. J'aime les gens bizarres, qui n'ont pas de retenue dans l'expression de leur singularité, qui ne s'embarrassent pas d'être embarrassés (ou d'embarrasser).

Donnerstag 20.07.2017 - 23:53 - Von Gavroche

Jamiroquai au Paléo, ça fait un bail! Je me rappelle bien avoir assisté au concert de 2010, Jay Kay était tout en plumes et en Adidas. Aujourd'hui, les trois bandes sont toujours sur son dos, mais il a troqué sa coiffe d'iroquois pour un chapeau 2.0, affublé de lumières qui changent de couleurs au fil des chansons.

Donnerstag 20.07.2017 - 23:47 - Von Fernand Blackdoulou

Fils de bonne famille, gendre idéal, talentueux, touchant, infiniment gentil, beau gosse au sourire toujours largement affiché. Et sincère en plus! Voilà quelques termes pour qualifier la nouvelle coqueluche de la variété française qui définitivement a tout pour être détesté! D’ailleurs je le déteste. Oui c’est ça, je le hais.

Donnerstag 20.07.2017 - 02:29 - Von Croche

Les écrans de la scène illuminent la plaine, les silhouettes du groupe se détachent et le son peut commencer avec "Here comes the Night". Suivent des titres sans grande réaction du public. Le nouvel album est imminent et les quelques singles sortis depuis janvier démontrent un virage pop...

Mittwoch 19.07.2017 - 22:32 - Von Sgt. Eleanor Rigby

Venus d'Angleterre, tels des chevaliers chevelus, armés de tubes psyché et de chemises à motifs qui renvoient directement dans les années 1970, Temples a conquis le territoire nyonnais.

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