Keny Arkana, enragée-engagée


Von Croche

Lorsqu'une personne essaie à tout prix de vous convaincre, peu importe le sujet et la personne, il y a de grandes chances pour vous ne l'écoutiez plus en quelques minutes. Aussi convaincue que Keny, vous ne trouverez pas... Pourtant ce soir, Keny Arkana a rassemblé les causes et les foules.  

Le temps et l'expérience ont élargi les propos de cette Marseillaise de souche. Ses valeurs n'ont pas changé mais son discours contestataire s'est répandu. La diversité du public de la Grande Scène ce soir nous le prouve. Son revendicateur, rap punché et texte engagé; un cocktail qui pourrait bien effrayer le procureur chemise boutonnée, le gamin perché sur les épaules, les retraités suréquipés ou les minettes court-vêtues. Mais non, tout le monde écoute attentivement ses paroles, cette colère positive et rentre dans le concert rapidement. 

"La Rabia del Pueblo" - la rage du peuple - se répand à toutes les classes du public. On s'en réjouit. 

Les titres de son nouvel EP, sorti en avril 2017, s'égrainent peu à peu; quelques "attendus" tel que Peur de la liberté, J'Me Barre, Pachamama, ou Fille du vent reviennent prendre par la main le public. Quel plaisir de se laisser guider par ce missile. L'artiste, issue de la culture hip-hop, ne se gêne pas pour emprunter des rythmiques d'autres styles musicaux, ska et reggae d'abord. A l'instar du public, tout se mélange comme dans une bonne recette du Sud où les proportions sont gardées secrètes. Générosité et assurance sont les sésames d'un concert malheureusement trop court, la faute à un timing serré. 

Oui, Keny Arkana est une engagée-enragée-convaincue. Oui, ses textes soulèvent des questions et n'apportent que peu de réponses. Là n'est pas le but de cette contestataire. Mais je crois qu'elle réussit ce soir quelque chose dont Paléo peut être fier; son concert apporte de l'espoir. L'espoir en un tas de bonnes choses à venir. Paléo finit sa semaine sur cette note. Que c'est beau d'avoir été convaincu

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Montag 24.07.2017 - 00:04 - Von Croche

Lorsqu'une personne essaie à tout prix de vous convaincre, peu importe le sujet et la personne, il y a de grandes chances pour vous ne l'écoutiez plus en quelques minutes. Aussi convaincue que Keny, vous ne trouverez pas... Pourtant ce soir, Keny Arkana a rassemblé les causes et les foules.  

Sonntag 23.07.2017 - 22:37 - Von Gavroche

Je vous le dis tout de go: Calypso Rose, c'est la plus grosse surprise de ma semaine. Comment cette petite dame de Trinidad-et-Tobago née en 1940 a-t-elle pu retourner le Dôme à ce point? Ça me laisse comme deux ronds de flan. Quelques éléments de réponse...

Sonntag 23.07.2017 - 01:18 - Von Fernand Blackdoulou

Qu’on se le dise tout de suite, on ne va pas voir Renaud en espérant qu'il reprenne du Pavarotti ou du Whitney Houston. Bien d’autres artistes occupent le terrain de la performance vocale mais concernant l’auteur d’Hexagone, franchement on s’en cogne.

Samstag 22.07.2017 - 22:50 - Von Gavroche

J'ai toujours aimé le Village du Monde, j'y fais des découvertes savoureuses à chaque édition. Chance cette année, ce n'est pas un mais deux concerts du Dôme que j'ai le plaisir de chroniquer. Un week-end en Amérique centrale, ça joue pour vous?

Freitag 21.07.2017 - 23:45 - Von Sgt. Eleanor Rigby

Chez moi, on les appelle les croès. Les croès sont des êtres étranges, leurs cris peuvent vriller les tympans les moins sensibles, ils peuvent tout démolir en quelques minutes. Et ils aiment Black M.

Freitag 21.07.2017 - 22:55 - Von Gavroche

Elle ravit comme elle horripile: s'il y a bien une chanteuse française qui ne laisse personne de marbre, c'est Camille. Qu'on se le dise, je fais partie des charmés depuis Le Fil, son deuxième album multirécompensé. J'aime les gens bizarres, qui n'ont pas de retenue dans l'expression de leur singularité, qui ne s'embarrassent pas d'être embarrassés (ou d'embarrasser).

Donnerstag 20.07.2017 - 23:53 - Von Gavroche

Jamiroquai au Paléo, ça fait un bail! Je me rappelle bien avoir assisté au concert de 2010, Jay Kay était tout en plumes et en Adidas. Aujourd'hui, les trois bandes sont toujours sur son dos, mais il a troqué sa coiffe d'iroquois pour un chapeau 2.0, affublé de lumières qui changent de couleurs au fil des chansons.

Donnerstag 20.07.2017 - 23:47 - Von Fernand Blackdoulou

Fils de bonne famille, gendre idéal, talentueux, touchant, infiniment gentil, beau gosse au sourire toujours largement affiché. Et sincère en plus! Voilà quelques termes pour qualifier la nouvelle coqueluche de la variété française qui définitivement a tout pour être détesté! D’ailleurs je le déteste. Oui c’est ça, je le hais.

Donnerstag 20.07.2017 - 02:29 - Von Croche

Les écrans de la scène illuminent la plaine, les silhouettes du groupe se détachent et le son peut commencer avec "Here comes the Night". Suivent des titres sans grande réaction du public. Le nouvel album est imminent et les quelques singles sortis depuis janvier démontrent un virage pop...

Mittwoch 19.07.2017 - 22:32 - Von Sgt. Eleanor Rigby

Venus d'Angleterre, tels des chevaliers chevelus, armés de tubes psyché et de chemises à motifs qui renvoient directement dans les années 1970, Temples a conquis le territoire nyonnais.

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