
Le soleil est déjà parti depuis longtemps. Charlie Winston, lui, plaque ses derniers accords sur la Grande Scène en compagnie de -M-. Et, dans les hauts de Paléo, le bouche-à-oreille presse les foules aux portillons du Dôme afin de voir le second concert des Mahotella Queens.
Quasi-septuagénaires, vêtues de t-shirts des Bafana Bafana et de boucles d'oreille aux couleurs de leur pays, Semola Hilda Tioubata, Nontsomi Mildre Mangxcola et Nobersuthu Gert Mdadu sont, sur scène, quasiment au top de leur forme. Comme elles aiment si bien le dire, ce ne sont pas quelques rhumatismes qui vont les arrêter et le prouvent à grands coups de chorégraphies endiablées. Quelques heures auparavant, les trois Supremes sud-africaines nous avaient décliné une interview car elles étaient, hélas, trop fatiguées suite à leur prestation de mardi. Dommage, rencontrer de telles légendes aurait été certainement fortement instructif non seulement du point de vue musical, mais également culturel. Peu importe, nous en apprendrons tout autant pendant le concert: pendant les intermèdes, les trois chanteuses racontent leur formation en 1964, essuyent leurs larmes en évoquant l'Apartheid, délivrent des messages engagés de paix et fraternité.