The Killers, l'effet kitsch cool


Par Sgt. Eleanor Rigby

J'aime les concerts qui ont un certain panache. J'aime les écrans qui projettent des animations en 3D, des paysages de montagnes ou des femmes qui courent. J'aime les sourires ravageurs d'une blancheur Colgate qui fait cling quand ils sont dégainés. J'aime les paillettes, j'aime les confettis, j'aime les serpentins, j'aime les enseignes lumineuses qui clignotent, j'aime les feux d'artifice qui tombent en pluie d'étincelles. J'aime le doré, l'argenté, les costumes brillants. Oui, oui, j'avoue, j'aime le kitsch! C'est peut-être ce qui me plaît autant chez The Killers, rien n'est dans la demi-mesure.

Sobriété et Las Vegas, rien que ces deux mots dans la même phrase sonnent bizarrement. Jamais personne n'a pensé que Céline Dion se contenterait d'une session acoustique guitare-voix lorsqu'elle a pris ses quartiers au Caesar's Palace! Au diable les Marie Kondo et autres minimalistes! J'aime les bibliothèques qui débordent, les tenues qui multiplient les imprimés, les repas en 12 plats et qui durent des heures et le bordel organisé! Alors si le quatuor de Vegas me propose un concert qui regroupe paillettes, confettis, loupiotes clignotantes et des chansons pop sucrées qui me rappellent mes 16 ans, je dis oui!

A 16 ans, tout n'est que démesure, les amitiés comme les chagrins, les claquages de portes comme les moments où "Non mais tu vois, "Smile like you mean it", c'est tellement trop ce que je ressens", quand tu te crois dans un clip en écoutant une chanson et en regardant à travers la vitre. Ah, âge où tout semble grave, profond, génial, emmerdant, intense! Il faut au moins un groupe aussi dramatique que The Killers pour poser une bande son sur tout ça. 

Apparemment, le minimalisme n'est pas près de conquérir la planète. Je suis prête à parier que de nombreuses personnes apprécieront toujours les concerts où on leur parle, où on les fait danser, sauter, taper dans les mains, où on leur met des paillettes dans les cheveux, des refrains pop dans les oreilles et des étoiles dans les yeux. 

Les photos du concert

Toutes les chroniques

Lundi 23.07.2018 - 03:15 - Par GB

Réunis devant le gratin du journalisme festivalier de la Lémanie, Daniel Rossellat et Jaques Monnier étaient (évidemment) d'accord: Paléo a vécu cette année une édition de rêve.

Lundi 23.07.2018 - 01:17 - Par Croche

Mon t-shirt vibre au son des basses. Le bruit tape soudainement, comme pour nous avertir que le danger est imminent. La foule des Arches attend patiemment, le soleil brûle les épaules. Ça cogne déjà. Le guerrier se présente dans une éruption de fumée.

Dimanche 22.07.2018 - 20:51 - Par Cheval

Classé 7e meilleur album de l’année par le magazine Rolling Stone et Album de l’année par le Paléoblog, Mario Batkovic méritait bien on ne peut plus qu’on lui dédie quelques lignes. Autant le dire tout de suite, on a bien fait de venir tôt à Paléo aujourd'hui.

Dimanche 22.07.2018 - 02:14 - Par Velux

Le concert commence dans cinq minutes. De tous les côtés on afflue, comme portés par un mouvement irrésistible, une procession quasi liturgique. La messe va commencer. En fond de scène, comme trois cierges qui s’allument, les lettres de NTM s’embrasent. Le public aussi.

Samedi 21.07.2018 - 23:16 - Par Fernand Blackdoulou

Juillet 2015, Feu!Chatterton faisait craquer le Détour. Depuis, les cinq Parisiens n’ont pas chômé, puisqu’au terme de cette première tournée marathon, ils ont embrayé sur leur deuxième essai envoyé dans les bacs cette année. Quel plaisir de retrouver le plus poétique des groupes de rock français ce soir sur la scène des Arches!

Vendredi 20.07.2018 - 23:59 - Par Sgt. Eleanor Rigby

Vendredi soir, 21h15, Grande Scène. Toujours autant de pluie à Paléo. Si on est tous réunis ici, ce n'est pas pour danser les démons de minuit. "Aurélien, une chanson, Aurélien, une chanson!" 

Vendredi 20.07.2018 - 23:01 - Par Cheval

20 heures. La foule commence à se masser dans le Festival et la pluie, comme pour rappeler aux spectateurs qu’un Paléo sans pluie, c’est comme un bisou sans moustache.

Vendredi 20.07.2018 - 03:37 - Par Croche

J’avais vu Gorillaz à l’Arena, en novembre dernier. Et j’avais été déçue. Du coup, ce soir à l’Asse, j’y retournais franchement sans grandes attentes. Tant mieux car, au final, je n'ai vraiment pas été déçue de cette seconde tentative.

Vendredi 20.07.2018 - 01:45 - Par Velux

Une fois n’est pas coutume, la météo s’est encore trompée. On avait vu le ciel se voiler derrière quelques grisailles en fin d’après-midi, des rideaux de pluie encore timides nous tomber sur la gueule. 

Vendredi 20.07.2018 - 01:44 - Par Fernand Blackdoulou

C’est indéniable: depuis quelque temps, les musiques exotiques ont la cote par ici. Et le moins que l’on puisse constater, c’est que la créativité de ces nouvelles productions souvent hybrides et mélangeant folklore, électronique et futurisme, n’a aucune limite.

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