The Fireworks

Le Paléo est un festival de contrastes. Ecléctique, peut-être consensuel, peut-être défricheur, il offre une palette quasi infinie en musiques actuelles qui finira toujours par contenter quelqu'un. Tous les goûts sont dans la nature, et personne ne peut tous les apprécier. Ceci dit, s'il est un événement à ne pas manquer, trop rare dans les festivals, qui pourtant est devenu une habitude à Nyon, c'est évidemment celui de ce soir.
Un spectacle grandiose, une orchestration parfaite, un jeu de lumière époustouflant de réalisme emmènent, sans discussion, sans contestation, chaque festivalier dans un voyage vers le rêve. Rêve d'ailleurs, rêve de lumière, de lointain, d'infini, le spectacle s'écrit dans la nuit la plus sombre pour apporter les reflets visibles du subconscient collectif des humains présents sur le site. Le départ en douceur est certes classique, autant que la fin explosive, mais l'on se laisse toujours bercer par cette lente progression, en attendant avec impatience et appréhension la dernière sensation, l'ultime plaisir visuel et auditif qui nous aura permis, un bref instant de notre vie, de toucher au flamboyant, d'atteindre l'irréel.
Que l'on se remémore les instants les plus lumineux, comme les entrées fracassantes des rouges, les discrets – mais indispensables – verts, qui, bien que souffrant du froid, ont rempli leur rôle avec diligence, les audacieux blancs virevoletants sans cesse dans une chorégraphie millimétrée (c'est probablement chez eux que l'on sent le mieux les heures de travail, de répétitions intenses qui ont pu mener à cette perfection), les subtils jaunes qui éclosent, encore et encore, les uns dans les autres, les uns après les autres, et l'on comprendra l'unicité de la performance. Une performance de groupe, uni comme jamais ce soir pour assurer une tenue parfaite à cette formation improbable, mais dynamique et charmeuse. Toute la partition est écrite avec minutie, et extrêmement bien interprétée. Décidemment, ce groupe ne cesse de surprendre, et bien que les mots ci-dessus puissent paraître dithyrambiques, sa capacité à se renouveller, à surprendre encore après tant d'années, le place sans peine en tête d'affiche de chaque édition du festival.






Posté à 23h30, t'as pas dû voir Feudar avant d'écrire ton truc.
À part ça, depuis Genolier, j'ai bien entendu Portishead, Chemical Brothers et Aaron. Bon choix. J'ai pas bien entendu, ni donc reconnu la suite.
On peut déterminer l'heure de publication... ce qui n'empêche pas que tu aies un tout petit peu raison...
joli l'ami! paleo blues 1 - moi 0
magnifique feux d'artifice
savez- vous par hasard les titre des chansons qui on passerMerci pour vos réponse
Vivement Paléo 2012
Y a en tout cas eu:
Galvanize de Chemical Brothers,
Lili de Aaron,
je dirais Machine Gun de Portishead (mais pas sûr et y en a eu deux de ce groupe).
Le reste, j'ai pas entendu d'où j'étais.
Je suis pas sûre de me rappeler de tout mais il y avait en tout cas:
1) Portishead- Glory box
2) Portishead - Machine Gun
3) Chemical brothers - Hey girl, hey boy
4) Chemical brothers - Galvanize
5) Aaron - U-turn (Lily)
6) Angus et Julia Stone - Big jet plane
7) The Strokes- mais je ne sais plus laquelle
8) Ca s'est terminé sur Cali mais aucune idée de la chanson et je crois qu'il y en avait encore une avant.
Voilà!