
"C'était nul".
Tous les retours que j'avais reçus des performances précédentes de Yuksek étaient peu élogieuses: service minimal. C'était naturellement avec beaucoup d'appréhension que j'ai pointé mon nez pour le dernier concert sous le Chapiteau du Paléo 2010.
Pas de dj-set mais un live comme on aimerait en voir plus souvent. Si nous devions faire la comparaison avec d'autres noms de la French Touch, nous rapprocherions Yuksek plus de Air que de Justice ou Daft Punk, non pas pour la musique, mais pour la prestation scénique. Yuksek joue en live: un ordinateur est certes présent derrière-lui, mais la plupart du temps la nouvelle étoile des nuits électroniques françaises est penché sur des machines, claviers et autres vocoders. Pas de parachute; un faux accord plaqué au mauvais moment ou un bouton tourné quand il ne le fallait pas, le moindre mauvais geste peut faire passer un mauvais quart d'heure.
Un concert réussi sur tous les points, mais surtout sur celui de voir les morceaux se construire devant nous et fuyant le cliché de l'artiste qui semble jouer au Démineur derrière son écran pendant une heure et demie.



