Midnight Oil, minuit au soleil


By Gavroche

Pour le coup, ce mercredi, Paléo fait dans la légende inattendue: Midnight Oil sur la Grande scène. Il y a quelques années, c'était pas gagné, tout bonnement parce que le groupe australien mythique n'existait plus. Peter Garett, son chanteur, grand activiste humaniste et écologiste, avait fui le micro pour oeuvrer au changement politique de son pays. Mais après quinze ans au Parlement et au gouvernement, il faut croire que l'appel de la musique a été le plus fort. Voilà donc The Great Circle, THE tournée de retrouvailles, la première depuis 20 ans, qui passe par l'Asse... Et qui ne fait pas que passer! Le groupe a délivré presque une vingtaine de morceaux sous un soleil des plus austraux, de quoi ne pas trop les dépayser.

J'admire la diversité de générations qui m'entoure: entre autres, un petit gosse de dix ans sautille dans son t-shirt de tournée. Ca me rappelle que ma frangine adorait le groupe au même âge, elle avait même demandé la compile sortie en 1997. Il faut dire que le message de Midnight Oil est universel et parle à tous: critique des compagnies minières qui polluent les eaux sur le poignant Blue Sky Mine en début de concert, défenseur incantatoire des Aborigènes sur The Dead Heart, dont la mélodie principale est reprise en choeur par tout le public sur la fin. On voit même les vagues du Pacifique incarnées par les bras du public en rythme.

Les musiciens sont impeccables, mais il faut avouer que le show est porté par Garrett, ce géant chauve à la voix si singulière, toujours parfaite malgré l'âge, et à la gestuelle Iggy Popesque. En chef d'orchestre, il ne peut s'empêcher de mimer chaque instrument et fait des kilomètres sur scène, chante avec le bassiste, joue de l'harmonica jusqu'à l'essoufflement. Après moult remerciements, le voilà qui dédie un morceau à tous ceux qui luttent, et c'est le classique Beds are Burning qui retentit dans une clameur assourdissante. Dénonciation visionnaire du réchauffement climatique, ce morceau a mon âge et n'a pas pris une ride (comme moi en fait! Et comme l'urgence climatique, malheureusement).

Liesse générale, les nuages peuvent venir, on a pris la lumière de l'Australie pour éclairer le chemin.

Les photos du concert

Toutes les chroniques

Monday 24.07.2017 - 00:04 - By Croche

Lorsqu'une personne essaie à tout prix de vous convaincre, peu importe le sujet et la personne, il y a de grandes chances pour vous ne l'écoutiez plus en quelques minutes. Aussi convaincue que Keny, vous ne trouverez pas... Pourtant ce soir, Keny Arkana a rassemblé les causes et les foules.  

Sunday 23.07.2017 - 22:37 - By Gavroche

Je vous le dis tout de go: Calypso Rose, c'est la plus grosse surprise de ma semaine. Comment cette petite dame de Trinidad-et-Tobago née en 1940 a-t-elle pu retourner le Dôme à ce point? Ça me laisse comme deux ronds de flan. Quelques éléments de réponse...

Sunday 23.07.2017 - 01:18 - By Fernand Blackdoulou

Qu’on se le dise tout de suite, on ne va pas voir Renaud en espérant qu'il reprenne du Pavarotti ou du Whitney Houston. Bien d’autres artistes occupent le terrain de la performance vocale mais concernant l’auteur d’Hexagone, franchement on s’en cogne.

Saturday 22.07.2017 - 22:50 - By Gavroche

J'ai toujours aimé le Village du Monde, j'y fais des découvertes savoureuses à chaque édition. Chance cette année, ce n'est pas un mais deux concerts du Dôme que j'ai le plaisir de chroniquer. Un week-end en Amérique centrale, ça joue pour vous?

Friday 21.07.2017 - 23:45 - By Sgt. Eleanor Rigby

Chez moi, on les appelle les croès. Les croès sont des êtres étranges, leurs cris peuvent vriller les tympans les moins sensibles, ils peuvent tout démolir en quelques minutes. Et ils aiment Black M.

Friday 21.07.2017 - 22:55 - By Gavroche

Elle ravit comme elle horripile: s'il y a bien une chanteuse française qui ne laisse personne de marbre, c'est Camille. Qu'on se le dise, je fais partie des charmés depuis Le Fil, son deuxième album multirécompensé. J'aime les gens bizarres, qui n'ont pas de retenue dans l'expression de leur singularité, qui ne s'embarrassent pas d'être embarrassés (ou d'embarrasser).

Thursday 20.07.2017 - 23:53 - By Gavroche

Jamiroquai au Paléo, ça fait un bail! Je me rappelle bien avoir assisté au concert de 2010, Jay Kay était tout en plumes et en Adidas. Aujourd'hui, les trois bandes sont toujours sur son dos, mais il a troqué sa coiffe d'iroquois pour un chapeau 2.0, affublé de lumières qui changent de couleurs au fil des chansons.

Thursday 20.07.2017 - 23:47 - By Fernand Blackdoulou

Fils de bonne famille, gendre idéal, talentueux, touchant, infiniment gentil, beau gosse au sourire toujours largement affiché. Et sincère en plus! Voilà quelques termes pour qualifier la nouvelle coqueluche de la variété française qui définitivement a tout pour être détesté! D’ailleurs je le déteste. Oui c’est ça, je le hais.

Thursday 20.07.2017 - 02:29 - By Croche

Les écrans de la scène illuminent la plaine, les silhouettes du groupe se détachent et le son peut commencer avec "Here comes the Night". Suivent des titres sans grande réaction du public. Le nouvel album est imminent et les quelques singles sortis depuis janvier démontrent un virage pop...

Wednesday 19.07.2017 - 22:32 - By Sgt. Eleanor Rigby

Venus d'Angleterre, tels des chevaliers chevelus, armés de tubes psyché et de chemises à motifs qui renvoient directement dans les années 1970, Temples a conquis le territoire nyonnais.

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