Charlie Cunningham, l'introspection folk


By Croche

Une première fois ne s’oublie pas. C’était dans une cave, à la Parenthèse à Nyon. Il faisait sombre et Charlie Cunningham avait sa guitare pour seul instrument. Aujourd’hui il revient en terres nyonnaises, sous le Détour, fort de deux ans d’expérience supplémentaire et de 3 musiciens pour agrémenter sa musique de vitalité.

La foule est rassemblée, agglutinée sous la tente, les kways collent à la peau et à celle du voisin. Elle est surtout silencieuse, pour laisser le talent de l’artiste prendre ses aises. Je vois bien que l’attention que lui accorde le public est empreinte de respect et d’admiration. Mais Cunningham, guitare au corps et tête baissée, reste humble. Ses mains jouent avec majesté sur les cordes de sa guitare acoustique. Belles envolées teintées de douceur.

La musique de Cunningham porte l'introspection dans son ADN. Ce que l'on peut penser tout au fond de soi dans un moment d’absence, un regard intérieur que l'on jette sur soi en regardant à travers les vitres du train tout en écoutant une bande sonore folk tranquille. Ici, on se laisse guider par le Britannique. Dehors il pleut droit. On se retourne pour se rassurer qu’on a bien fait de se laisser bercer par sa musique. Notre regard revient sur scène et Charlie décoche un large sourire. C’est sa meilleure date de festival, nous dit-il. 

Les trois derniers titres arborent clairement des couleurs andalouses. Le rythme est frappé et la joie lancée. 

Une fille chuchote à son ami à côté d’elle, qu’elle mettrait bien cette musique à un mariage sur la plage. Peut-être. Moi je l’écouterai bien le matin avec le café en regardant virevolter les feuilles de l’arbre d’en face. Comme pour fêter le quotidien avec une tendre mélancolie. Par contre, je ne pense pas qu’elle ait sa place à un mariage. Elle ne vient qu’ensuite.

Les photos du concert

Toutes les chroniques

Monday 29.07.2019 - 02:21 - By GB

Passé 20 ans que je nourris mes mois de juillet à grand renfort de sandwichs au magret et de bières trop facilement buvables. Et jamais, jamais, je n'avais vécu pareille édition. La semaine a débuté sous le cagnard, s'est poursuivie avec deux remplacements de dernière minute et s'est terminée sous les trombes d'eau avec un nouveau concert à remplacer. A créer même. Ce samedi-là "a commencé aux portes de l'enfer et fini à celles du paradis", imageait le programmateur Jacques Monnier dimanche à l'heure du bilan. On n'est pas loin de ça.

Sunday 28.07.2019 - 23:55 - By Velux

À plusieurs reprises elle avait joint, du vivant de Serge Gainsbourg, sa voix fragile à celle rauque, prise dans le goudron des clopes et de l’alcool, de celui qu’elle aimait.

Sunday 28.07.2019 - 22:15 - By Dr Ruiz

La Nuit tombe sur le Club Tent. 

Jazzy Bazz s’envole sous une ambiance crépusculaire, orange et rose. Le rappeur parisien n’atterrira qu’à la fin de son show.

Sunday 28.07.2019 - 02:15 - By Croche

Suite à la triste annulation de dernière minute de Shaka Ponk, on craignait le pire pour le dernier slot de la Grande Scène. C'était sans compter sur la mobilisation massive des nombreux musiciens présents sur la plaine de l'Asse, qui ont réussi le tour de force de rendre cette fin de soirée aussi puissante qu'unique.

Sunday 28.07.2019 - 01:15 - By Dr Ruiz

C’est serré mais (enfin) au sec, que l’on accueille l’iconique Robert Charlebois, sous le chapiteau du Dôme.

Saturday 27.07.2019 - 23:47 - By Croche

Une première fois ne s’oublie pas. C’était dans une cave, à la Parenthèse à Nyon. Il faisait sombre et Charlie Cunningham avait sa guitare pour seul instrument.

Saturday 27.07.2019 - 23:30 - By Fernand Blackdoulou

Flotte, boue, trous dans les shoes et gueule de bois. La journée s’annonçait bien. Il fallait trouver dans le programme du soir de quoi retrouver force et réconfort.

Saturday 27.07.2019 - 00:45 - By Velux

Une foule dense, quasi océanique, s’est donnée rendez-vous sous un ciel qui, malgré la menace des nuages immenses et noirs, ne déversera pas ses flots du concert.

Friday 26.07.2019 - 22:08 - By Dr Ruiz

Deuxième venue à Paléo pour la chanteuse belge, qui avait fait déborder le Club Tent l'an dernier. Elle qui, il n’y a pas si longtemps, faisait la première partie de Damso a cette fois-ci retourné la Grande Scène

Friday 26.07.2019 - 21:56 - By Croche

Comment décrire ce qui vient de se passer au Détour? Déjà que j’appréhendais de relater ce concert… En voyant la team soudée en backstage avant le concert, je ne sais plus comment tourner les phrases.

Friday 26.07.2019 - 02:13 - By Dr Ruiz

Voilà deux heures déjà que les fans les plus motivés campent devant la Grande Scène. On piétine, on s’impatiente. La nuit est tombée depuis déjà longtemps, éclats furtifs de téléphones - on vérifie l’heure pour la sixième fois.

Friday 26.07.2019 - 00:43 - By Fernand Blackdoulou

Hors circuits. Hors normes. Précurseur. Inclassable. Rap-chanson, electro-rap, rock, pop, hip-hop 3.0, c’est comme ça qu’on qualifie la musique d’Odezenne ici et là.

Thursday 25.07.2019 - 23:55 - By Croche

Le ciel s’éclaire alors que le tonnerre brouille nos tympans, et que la foule se rassemble. Patiente, elle ne craint pas l’orage. Lomepal arrive sur scène planqué derrière ses lunettes de soleil, comme pour se protéger avant de se projeter dans un espace infini.