Jacob Banks, this is not the end


By Fernand Blackdoulou

Flotte, boue, trous dans les shoes et gueule de bois. La journée s’annonçait bien. Il fallait trouver dans le programme du soir de quoi retrouver force et réconfort. C’était vite décidé, ça serait Jacob Banks et sa voix chaude et rugueuse qui hérisse le poil aux premiers instants. Direction les Arches. 

Le ciel est docile et nous gratifie d’une accalmie bienvenue. On est presque bien. Mieux qu’au réveil, c’est sûr. Et prêt à accueillir celui qui est qualifié de révélation soul. Après plusieurs EP et un premier long format sorti en 2018, Jacob Banks est maintenant l’un des visages incontournables de la soul actuelle. Celle qui prend aux tripes et qui ne laisse personne indifférent. 

Le chanteur de Birmingham fait son entrée en totale décontraction. Chill. Nonchalant. Il balance ses premières notes. Il en impose, et il a la voix des grands. Celle qui donne envie de siroter un whisky dans un salon enfumé chelou, posé sur un canapé en velours rouge, dans un espace temps qui s’étendrait aussi longtemps que possible, tant que la nuit persiste. 

Il y a quelque chose dans cet esprit avec ce concert. On est samedi, c’est presque la fin du festival. La fatigue se fait sentir, comme la nostalgie, mais on ne veut pas que ça s’arrête. Alors on profite, on s’égare, on part loin dans le cosmos sur le groove confortable des musiciens de Jacob. On boit ses paroles, comme dans une messe gospel de la Nouvelle-Orléans. Il est à nous ce Jacob. On est à lui. Et ensemble, on caresse l’espoir que jamais cet instant ne connaisse d’épilogue.

Ça a duré une heure, douze heures, trois jours, on ne sait pas trop. On n’avait pas de whisky, pas de canapé rouge. Mais qu’est-ce qu’on était bien.

Les photos du concert

Toutes les chroniques

Monday 29.07.2019 - 02:21 - By GB

Passé 20 ans que je nourris mes mois de juillet à grand renfort de sandwichs au magret et de bières trop facilement buvables. Et jamais, jamais, je n'avais vécu pareille édition. La semaine a débuté sous le cagnard, s'est poursuivie avec deux remplacements de dernière minute et s'est terminée sous les trombes d'eau avec un nouveau concert à remplacer. A créer même. Ce samedi-là "a commencé aux portes de l'enfer et fini à celles du paradis", imageait le programmateur Jacques Monnier dimanche à l'heure du bilan. On n'est pas loin de ça.

Sunday 28.07.2019 - 23:55 - By Velux

À plusieurs reprises elle avait joint, du vivant de Serge Gainsbourg, sa voix fragile à celle rauque, prise dans le goudron des clopes et de l’alcool, de celui qu’elle aimait.

Sunday 28.07.2019 - 22:15 - By Dr Ruiz

La Nuit tombe sur le Club Tent. 

Jazzy Bazz s’envole sous une ambiance crépusculaire, orange et rose. Le rappeur parisien n’atterrira qu’à la fin de son show.

Sunday 28.07.2019 - 02:15 - By Croche

Suite à la triste annulation de dernière minute de Shaka Ponk, on craignait le pire pour le dernier slot de la Grande Scène. C'était sans compter sur la mobilisation massive des nombreux musiciens présents sur la plaine de l'Asse, qui ont réussi le tour de force de rendre cette fin de soirée aussi puissante qu'unique.

Sunday 28.07.2019 - 01:15 - By Dr Ruiz

C’est serré mais (enfin) au sec, que l’on accueille l’iconique Robert Charlebois, sous le chapiteau du Dôme.

Saturday 27.07.2019 - 23:47 - By Croche

Une première fois ne s’oublie pas. C’était dans une cave, à la Parenthèse à Nyon. Il faisait sombre et Charlie Cunningham avait sa guitare pour seul instrument.

Saturday 27.07.2019 - 23:30 - By Fernand Blackdoulou

Flotte, boue, trous dans les shoes et gueule de bois. La journée s’annonçait bien. Il fallait trouver dans le programme du soir de quoi retrouver force et réconfort.

Saturday 27.07.2019 - 00:45 - By Velux

Une foule dense, quasi océanique, s’est donnée rendez-vous sous un ciel qui, malgré la menace des nuages immenses et noirs, ne déversera pas ses flots du concert.

Friday 26.07.2019 - 22:08 - By Dr Ruiz

Deuxième venue à Paléo pour la chanteuse belge, qui avait fait déborder le Club Tent l'an dernier. Elle qui, il n’y a pas si longtemps, faisait la première partie de Damso a cette fois-ci retourné la Grande Scène

Friday 26.07.2019 - 21:56 - By Croche

Comment décrire ce qui vient de se passer au Détour? Déjà que j’appréhendais de relater ce concert… En voyant la team soudée en backstage avant le concert, je ne sais plus comment tourner les phrases.

Friday 26.07.2019 - 02:13 - By Dr Ruiz

Voilà deux heures déjà que les fans les plus motivés campent devant la Grande Scène. On piétine, on s’impatiente. La nuit est tombée depuis déjà longtemps, éclats furtifs de téléphones - on vérifie l’heure pour la sixième fois.

Friday 26.07.2019 - 00:43 - By Fernand Blackdoulou

Hors circuits. Hors normes. Précurseur. Inclassable. Rap-chanson, electro-rap, rock, pop, hip-hop 3.0, c’est comme ça qu’on qualifie la musique d’Odezenne ici et là.

Thursday 25.07.2019 - 23:55 - By Croche

Le ciel s’éclaire alors que le tonnerre brouille nos tympans, et que la foule se rassemble. Patiente, elle ne craint pas l’orage. Lomepal arrive sur scène planqué derrière ses lunettes de soleil, comme pour se protéger avant de se projeter dans un espace infini.